Van Vicker rend hommage à Olu Jacobs : « My legend »
Van Vicker rend hommage à Olu Jacobs : « My legend »

La disparition d’Olu Jacobs a suscité de nombreuses réactions dans l’industrie cinématographique nigériane. Parmi les hommages, celui de l’acteur ghanéen Van Vicker a particulièrement retenu l’attention, en raison du lien professionnel qui unissait les deux hommes depuis les débuts de la carrière de Van Vicker au Nigeria.
Le 16 septembre 2026, Van Vicker a partagé sur les réseaux sociaux un message dans lequel il revient sur leur première rencontre, survenue en 2005 ou 2006, alors qu’il travaillait sur l’un de ses premiers projets au Nigeria.
« The veteran has bowed out. OMG! My very first job in Nigeria in 2005/06 was with Olu Jacobs. He gave me a few tips. Amazing actor. RIP my legend », a-t-il écrit.
En quelques mots, l’acteur ghanéen a résumé l’importance qu’Olu Jacobs avait eue dans son parcours. Au-delà de son admiration pour son talent, Van Vicker se souvient surtout d’un acteur expérimenté qui avait pris le temps de lui transmettre quelques conseils alors qu’il commençait à se faire une place dans l’industrie nigériane.

Olu Jacobs, une figure majeure du cinéma nigérian
Né le 11 juillet 1942 à Abeokuta, dans l’État d’Ogun, Oludotun Baiyewu Jacobs, plus connu sous le nom d’Olu Jacobs, a consacré plusieurs décennies au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Il a étudié l’art dramatique à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA) à Londres. Il a ensuite travaillé au Royal National Theatre, où il a participé à différentes productions classiques, notamment Othello, The Merchant of Venice et The Tempest.
Son parcours international précède ainsi sa longue carrière dans le cinéma nigérian.
Au fil des années, Olu Jacobs s’est imposé comme l’un des acteurs les plus reconnaissables de Nollywood. Sa filmographie comprend notamment Mind Your Language, Nnenda, Diamond Ring, Ija Ominira, Sango, Domitilla, The Master, The Legend, The Kingmaker, The Bishop, The President, The General, The Judge, The Professor, The Doctor, The Lawyer, The Businessman, The Politician et The Traditional Ruler.
Il aurait participé à plus de 120 productions de Nollywood au cours de sa carrière.
Ses nombreux rôles, notamment ceux de chefs traditionnels et de figures d’autorité, ont contribué à construire une image particulière auprès du public. Le rôle de souverain traditionnel lui a notamment valu le surnom d’« Igwe of Nollywood ».
Un acteur devenu aussi une référence pour les générations suivantes
Pour Van Vicker, la rencontre avec Olu Jacobs ne représente donc pas seulement un souvenir lié à ses débuts.
Lors de son premier travail au Nigeria, le jeune acteur a reçu quelques conseils de celui qu’il décrit aujourd’hui comme un « amazing actor » et « my legend ».
Cette dimension du témoignage de Van Vicker est importante : son hommage ne porte pas uniquement sur la carrière d’Olu Jacobs, mais également sur l’influence qu’il a pu avoir sur ceux qui arrivaient derrière lui.
Dans une industrie où plusieurs générations d’acteurs se sont succédé, les échanges entre artistes expérimentés et jeunes talents peuvent constituer une partie importante de la transmission du savoir-faire. Le souvenir partagé par Van Vicker illustre précisément cette relation entre deux générations du cinéma africain.

Une disparition qui marque Nollywood
Olu Jacobs était également connu pour sa longue relation avec l’actrice Joke Silva. Les deux se sont mariés en 1989 et ont construit ensemble une famille, élevant plusieurs enfants adoptés.
Sa disparition, annoncée le 16 septembre 2026 par son fils Olusoji Jacobs sur les réseaux sociaux, marque la fin d’un parcours de plusieurs décennies dans les arts dramatiques et le cinéma.
Pour Van Vicker, cette disparition représente celle d’une figure qui avait croisé sa route à un moment déterminant de sa propre carrière.
Son message, bien que bref, rappelle ainsi une réalité souvent moins visible derrière les carrières des grandes stars : certaines rencontres professionnelles peuvent laisser une empreinte durable.
L’héritage d’une génération à l’autre
Aujourd’hui, Van Vicker poursuit lui aussi son parcours dans l’industrie du cinéma. Les projets cités pour 2026 comprennent notamment Love and Royalty, The Merger, The Guitarist and the Diva, Everything We Built et When Love Stays.
Mais dans son hommage à Olu Jacobs, l’acteur ghanéen met surtout en avant la nécessité de préserver la mémoire et l’influence des figures qui ont ouvert la voie.
Olu Jacobs appartient à une génération qui a contribué à façonner l’industrie cinématographique nigériane moderne. Son parcours, commencé sur les scènes britanniques avant de se poursuivre pendant plusieurs décennies au Nigeria, témoigne d’une carrière construite sur plusieurs formes d’expression artistique.
Pour Van Vicker, le souvenir de leur rencontre en 2005/2006 restera associé à l’un de ses premiers pas dans le cinéma nigérian.
Quelques conseils donnés au début d’une carrière peuvent sembler modestes sur le moment. Des années plus tard, ils peuvent pourtant prendre une tout autre valeur.
C’est avec cette mémoire que Van Vicker a salué Olu Jacobs : non seulement comme une grande figure du cinéma, mais comme l’un de ceux dont le passage a laissé une trace auprès de la génération suivante